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Détails sur l’histoire de Langeac 

A lire : « Langeac au pays des gorges de l’Allier », édité par la ville de Langeac (1999), consultable et disponible sur place en Mairie (voir plan).

Le développement du bourg

La première attestation écrite d’une présence humaine à Langeac date de 994. La cité tire sans doute son nom d’un terme gaulois désignant une plaine marécageuse couverte de joncs, et donc non cultivable. Réchauffement du climat, drainage des sols, la mise en culture de nouvelles terres a lieu au milieu du Xe siècle.

marécages

Langeac située à mi-chemin entre Le Puy-en-Velay et Saint-Flour devient un point de passage avec la construction d’un 1er pont sur l’Allier et un carrefour commercial. Marchands et artisans s’organisent en corporation, s’enrichissent et forment une bourgeoisie qui accède aux responsabilités communales. La prévôté de Langeac est créée sans doute avant 1249. La cité s’entoure d’une enceinte fortifiée, avec cinq portes et des tours carrées défensives.

« Qui veult peult »

cave jacquemart

La poussée démographique conduit la ville à s’étendre au-delà de ses remparts. A partir de 1302 Langeac est mentionnée comme Bonne Ville d’Auvergne, signe d’un lien étroit avec la monarchie : elle est représentée aux Etats Provinciaux et Généraux. Le 8 janvier 1487, pour la récompenser de sa fidélité lors de la Guerre de Cent ans, Charles VIII accorde à Langeac le privilège d’avoir un corps municipal : quatre consuls, douze conseillers, un sceau et des armoiries « d’azur au coq d’argent surmonté d’une fleur de lys d’or ».

coq et poule

La ville ressort de la sénéchaussée de Riom et du parlement de Paris. La cité langeadoise est également siège de la gabelle et dispose d’un grenier à sel alimentant 222 paroisses.

Une vie religieuse intense

Titulaire dès le XVe siècle d’un chapitre de chanoines, Langeac connaît un élan de foi sans précédent lié à la contre-réforme, donnant naissance à plusieurs couvents hors de l’enceinte. Le monastère des dominicaines de Sainte-Catherine est l’œuvre de quatre femmes qui décident de se retirer du monde en 1623, rejointes par Agnès Galand (Agnès de Langeac), remarquée pour sa charité et son mysticisme. Le couvent Notre-Dame de Sainte-Marie (actuel Hôtel de ville), situé à l’ouest de la ville close, abrite à partir de 1645 une importante communauté religieuse, issue principalement de la bourgeoisie marchande libérale et de la noblesse.

Il existe également deux tiers-ordres de femmes, celui de Saint-Dominique fondé en 1689 et celui de Saint-François, créé au début du XVIIIe siècle, voués au soin des malades de l’Hôtel-Dieu. Seul ordre religieux masculin, les capucins occupent à partir de 1631 un couvent au sud-ouest de la ville. A la Révolution, tous les ordres sont dissous et les bâtiments religieux vendus comme biens nationaux.

De la seigneurie au marquisat

La co-seigneurie puis seigneurie de Langeac, installée dès le XIème siècle, érigée en marquisat au XVIIIe siècle avec les Larochefoucault-Langeac, a le privilège d’avoir comme dernier suzerain le Héros des Deux Mondes, Gilbert Mottier, Marquis de Lafayette tout auréolé de son épopée américaine. Le 13 août 1786, celui-ci vient prendre possession de son fief, lors d’une réception relatée dans un poème de Jean-Baptiste Belmont, avocat au Parlement de Paris, intitulé La belle journée (reconstituée lors d’une fête populaire le dernier week-end de juillet).

Le Marquis de Lafayette Le 6 septembre 1757 naissait au château de Chavaniac Gilbert Motier, marquis de Lafayette. L’enfant du Pays, engagé à 19 ans dans la guerre d’Indépendance des Etats-Unis d’Amérique, ami de Georges Washington, devient le " Héros des deux mondes ". Lafayette n’a de cesse sa vie durant de défendre la liberté des individus et des peuples. Dans la tourmente révolutionnaire, il rédige la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui sera totalement adoptée en 1958 via la constitution de la Vème république. Toujours fidèle à ses idées jusqu’à sa mort en 1834, on disait de lui : « Voyez-vous Monsieur de Lafayette qui galope dans le siècle à venir ! ».

La ville industrielle : le rail et la mine

viaduc

L’avènement du chemin de fer désenclave la ville de Langeac et lui permet d’entrer dans l’ère industrielle. L’épopée ferroviaire, avec la mise en service de la ligne des Cévennes en 1875, attire en effet une main-d’œuvre nombreuse et stimule l’exploitation des carrières de basaltes pour la réalisation des ouvrages d’art. La construction d’une gare, d’un dépôt de machines, d’un atelier de réparations avec la mise en place de services accompagnateurs entraînent un spectaculaire développement. La population progresse de 30 % en 20 ans atteignant 4 552 habitants en 1876. Le déclin de l’activité ferroviaire langeadoise débute en 1962 avec le lancement des locomotives diesel. Le dépôt qui employait encore 200 personnes ferme en 1970.

Il faut attendre le début du 19ème siècle pour qu’apparaisse à Langeac une véritable exploitation des richesses minières. Commence alors une prospection intensive des ressources du bassin houiller, entraînant en parallèle une recherche de minerais métallifères : plomb, mispickel, antimoine, spath fluor… les filons généralement peu importants, se prêtent mal à une exploitation rationnelle.

La production d’antimoine justifiera néanmoins la construction d’une importante usine de traitement dans la zone où se situe actuellement le collège et le gymnase.

L’extraction du spath fluor, utilisé notamment dans l’électrométallurgie de l’aluminium, très importante, est interrompue en 1979.

mineurs